Tokyo est la ville au monde avec le plus d'étoiles Michelin. Mais ce qui m'intéresse, c'est la nourriture de la rue — les stands de 8h du matin, les ramen shops minuscules avec 6 tabourets, les yakitori fumants sous les voies du métro.

Premier arrêt incontournable : Tsukiji Outer Market. Le marché intérieur a déménagé à Toyosu, mais l'outer market vit encore. Arrivez avant 7h. Les stands de tamagoyaki (omelette sucrée) vous attendent. Le meilleur que j'ai eu coûtait 3€.

Asakusa pour le street food traditionnel : ningyo-yaki (petits gâteaux fourrés à la pâte de haricots), senbei (crackers de riz grillés à la sauce soja), melonpan sorti du four. La rue Nakamise n'est que souvenirs — tournez dans les rues parallèles pour trouver la vraie vie.

Dans Shimokitazawa, le quartier des friperies et de la musique : des curry-ya (restaurants de curry japonais) qui méritent le voyage. Le curry japonais n'a rien à voir avec l'indien — il est plus doux, plus épais, avec une complexité sucrée-salée étrange et addictive.

Ce qu'on ne dit pas assez : les konbini (7-Eleven, FamilyMart, Lawson) servent une nourriture d'une qualité surprenante. Onigiri fraîchement préparés, sandwichs soignés, oden en hiver. Vous pouvez faire trois repas excellents par jour pour moins de 10€.